Archive for mai, 2005

Plus loin

Mercredi, mai 25th, 2005

La fin de son anniversaire fut tres calme. Brunch, un peu de musique un petit a contre coeur a cause d’un petit moral et fin de soiree a kippe avec marco eckert.
Depuis la vie continue, l’anniversaire n’a, si je puis dire, rien change…ce qui, finalement, etait previsible.
Premier anniversaire sans gateau et loin de la famille, Uftou ne sait quel bilan en dresser…

Depuis ca:
lundi - boulot ….
mardi - boulot … foot le soir et proposition de jouer deux matchs jeudi et dimanche avec l’equipe de foot, les deux derniers de la saison
mercredi - boulot … pour les deux matchs c’est mort, uftou n’a pas reussi a obtenir de license pour jouer, deception, le soir meme liverpool se joue de milan dans une final de foot aussi pour un tres grand moment dans une vie qui se fait tres calme

anniversaire

Dimanche, mai 22nd, 2005

Uftou a aujourd’hui 23 ans…
Il est loin de beaucoup de ceux qu’il aime mais proche d’autres. A l’image de sa vie.
C’est l’occasion de faire le bilan. Mais c’est impossible a faire.
Il a commence sa 23eme annee en ne dormant pas et en allant vers 5h du matin voir le leve du soleil.
Triste issue, les nuages ont fait un poutsch et controlent aujourd’hui l’espace au dessus de nos tetes. Pas de leve de soleil pour Uftou. Il a roule a travers la campagne et profite de la douceur et du calme d’un dimanche de fin du mois de mai.
Petit dejeuner festif a 6:30 a macdo.
Il rentre dormir un peu quand meme.
Apres lessive a faire. La vie suit son cours.
On verra ce que la journee lui reserve pour son anniversaire.

Nouvelles Shoes

Jeudi, mai 19th, 2005

Ce soir, apres une longue journee de travail, la java de l’informaticien.
Uftou est rentre chez lui. En preparant son sac pour aller au foot un peu plus tard, il a remarque que ces shoes etaient mortes. Apparemment decedees dans la nuit, peut etre par suite de chaleur et d’utilisation trop faible, peut etre par mal du pays marseillais ou elles ont vecu le gros de leur vie. En tout cas il fallait les remplacer. Uftou se pavanant dans une abondance materielle et financiere, il a decide de s’offrir des copa mondiales. Pour les incultes ce sont les rolls royce des shoes de foot. Il les avait repere pour un prix plus que raisonable.
L’entrainement a ete d’autant plus splendide. Il se plait a jouer.
Malheureusement la saison est presque finie et l’entrainement s’arrete la semaine prochaine.
Ils vont le contacter plus tard dans l’ete pour la preparation physique.
Objectif d’ici la: perdre du poids.

Strasbourg

Mardi, mai 17th, 2005

Uftou a Strasbourg pour un lundi de pentecote.
La ville est bien, propre, bien dispose.
La cathedrale est grande, belle, mais sobre et d’une maniere assez singuliere glauque.
La riviere passe doucement au milieu de la ville et ajoute un charme particulier au decor.
Il rencontre un ami, bastian contrari lui aussi, et ils discutent longtemps dans un cafe.
Ils s’aventurent a manger dans un subway…cher, americain, sans caractere, les kebabs si repandus gagnent encore des points.
La discussion se prolonge, se fait lente, interessante, l’ami guigui est genial. Ca aide la conversation. Une sorte de douceur se degage du partage entre les deux. Ils se rappellent nice, de leur coups en tant que bastians, de ces exploits dignes des plus grands.
La pluie les attends au dehors, le ciel glauque enrobe la cathedrale et le fleuve languit toujours au milieu du gris.
Uftou reprend la route. La pluie redouble d’intensite, la route se fait dangeureuse, les allemands utilisent leurs caisses comme il faut… a grande vitesse. Ils ont pas le train encore. Enfin si, mais ils l’appellent ICE…
Karlsruhe attends Uftou. Belle paire.
Uftou rentre et profite d’une solitude qu’il aime parfois et deteste toujours.
Il est calme, il ne bouge plus, il dort.

Un long weekend de pentecote en allemagne….

Dimanche, mai 15th, 2005

Uftou n’a pas les problemes des francais. Ici le weekend reste long. Il reste bien quoi.
Un marriage hier ou Uftou a joue avec deux compaires de kubik. Une longue fete et pas mal de preparations ont rendu la journee assez pleine.
Aujourd’hui dimanche uftou n’a pas encore de projet.
On lui a tres genereusement prete une voiture pour les deux prochaines semaines.
Un veritable petit bolide avec 145 chevaux sous le capot…
Il s’imagine beaucoup d’aventures, de possibilites de voyages les weekends et soirs de la semaine.
Il prepare sa strategie et s’imagine rouler loin.
La vie est douce et belle et les choses splendides et inattendues semblent l’attendre a chaque virage.

Uf

Jeudi, mai 12th, 2005

Un autre le jour dans le royaume de Uf, une autre semaine dans le royaume de Uf et le citoyen Uftou vit.
Il s’est trouve un club de foot. Mardi. Il est alle sur les terrains. Il a demande. Il a aborde un groupe de jeunes rebelles aux allures footballistiques et a demande. Il a fait un entrainement. Splendide. Il se demande pourquoi il ne l’a pas fait plus tot. Il a meme tenu le coup physiquement. Etonnant. De belles, tres belles pelouses en plein air dans un grand parc, un coucher de soleil pour enrober la fin de l’entrainement, la rentree chez lui.

Demenagement d’un ami samedi.
Dimanche longue journee de traine. Musique avec plusieurs. guitares, voix, flute, violon, etc, etc…tres bien.

Le boulot avance. Cadas here, cadas there.

Notre jeune nicois se sent soudain loin de chez lui. Loin de sa Mieu Bella Nissa. De la mer, des montagnes, de ces ciels bleu que les superlatifs ne peuvent peindre et que les photos et images n’arrivent tout simplement pas a transmettre.

Le royaume est tranquille. Une solide paix flotte au-dessus de tout. Les citoyens vivent heureux. Uftou parmi eux.
Le malheur flotte et la realite, elle, parfois lointaine et oubliee reviendra et conduira ceux qui la combattent vers de plus grandes choses.
Espoir.

long weekend

Dimanche, mai 8th, 2005

depuis 4 jours uftou profite d’un etat de grace
a savoir l’ascension de jesus au ciel qui lui procure en ce beau weekend de mai un weekend de quatre jours
il a lu, pas beaucoup dormi bizarrement et vecu et profite de la douceur du printemps de karlsruhe…a savoir de la pluie et du ciel clair et bleu charge de nuages menacants et volumineux
temps de contraste qui correspond peut etre a la vie que mene uftou depuis le debut de son stage

depuis son retour de berlin, beaucoup de temps passe le soir a lire et penser
beaucoup de temps passe en penseur de cafe, malheureusement les cafes allemands n’arrivent pas a cheville de ces cafes qui, s’ils ne le sont pas, devraient tout du moins etre chers a nos coeurs de francais
il traine donc pas mal dans les cafes et esperant peut etre par sa presence ameliorer la performance des allemands en la matiere

de la guitare vendredi soir, un veritable plaisir avec son ami matthias krutcheschi autre guitariste, chanteur, compositeur et meloman urbain
une guitare electrique pretee a uftou lui a procure plus de plaisir qu’il avait soupconne et a rendu sa prestation d’autant plus vibrante

hier soir soiree haute en variations
diner avec deux amis
petit detour par waldbronn petit bourg de l’ile de karlsruhe
puis soiree funk a gotec avec d’autres amis pour une fin a 5h du matin

leve deja depuis 8h
notre uftou profite actuellement pleinement de son dimanche
et vous salue, vous lecteurs assidus et autres aussi

Uftou in Berlin

Dimanche, mai 1st, 2005

Vendredi midi
La route s’annonce longue pour uftou, steph, sam et delphine de karlsruhe a berlin. 6h disent les plus optimistes des previsions…faut esperer peu de traffic et pas de bouchons.
On s’elance, le copilote fait une bourde, la route les mene maintenant vers munich, le sud, la mauvaise direction.
Apres des cris, des rires et de l’enervement et l’achat d’une carte finalement indispensable ils se retrouvent sur le bon chemin. Ils filent maintenant grand nord a 160km/h … les berlines, allant a berlin justement les croisent comme s’ils etaient a l’arret.
Berlin finalement il est 8h. L’auberge de jeunesse est bien. On part en ville. Une grande eglise detruite de la guerre, des grandes rues, des lumieres, un sentiment fort d’anonymat, le sentiment d’etre dans une autre grande ville envahit notre hero. Il ne sait si ca doit lui plaire ou le desesperer. Kebab, petit tour et puis s’en va. Ils dorment.

Samedi
Ils se reveillent, se souviennent de la veille … du sanglier dans la foret pres de l’auberge…on l’aurait presque oublie.
Ils planifient la journee et decident qu’ils vont conquerir berlin, comme si celle ci n’avait pas deja assez subie et combattue et souffert. Tous les monuments devront y passer et nos jambes et corps aussi.
La porte de brandebourg, le mur, check point charly, le reichstag, potsdamer platz, alexander platz, on est encore en guerre ici. Le meme sentiment d’anonymat continue de preoccuper notre uftou. Il croise du monde, trop de monde, trop de touristes, trop de berlinois de l’est et de l’ouest. Il y a trop d’images, trop de sentiments, trop d’atmospheres, trop d’actions, pas assez de temps. C’est genial, c’est berlin fast food. Le metro est bien. La ville est grande. Les gens sont fous et il y en a beaucoup: des normaux, des grands, des petits, des touristes, des cyniques, des anarchistes, de la police, pas de starlette. Uftou aimerait les comprendre, absorber l’atmosphere, reperer l’ame de la ville dans cette jungle urbaine pour pouvoir l’abattre et l’eplinger sur un mur. Elle s’enfuit cette ame justement et ils sont obliges de deguster avec hate la superficialite de la metropole aux deux coeurs, aux deux ames qui maintenant ne voudraient ne faire qu’un.
Restaurant mexicain a midi, restaurant asiatique le soir, deux anciens amis d’uftou croises pour un bon moment autour d’un cafe.
Cette ville lui plait mais pas comme ca, pas si vite, il en perd le fond.
C’est un monde ou se croisent l’espoir, la paix, la guerre, le desespoir, le compte de fee, la gouttiere et … non, il y a encore d’autres choses. C’est grandiose, c’est catastrophique, c’est la realite, il voudrait s’asseoir sur un banc et laisser passer la tempete berlinoise autour de lui, regarder les eclairs et profiter du bruit stupefiant du tonnerre que cette ville produit en lui.

Ils se regardent, sont fatigues, sont uses, mis a vif par la face rugueuse de cette aventure. Besoin de lit.
Ils prennent le metro puis le bus, puis loupent l’arret. Se regardent presque sans espoir.
“C’est loin a pied?” demande la claire venue les rejoindre en cours de route.
Oui.

Enfin le lit.
Enfin la nuit.

Demain vient, des nouveaux projets s’esquissent.
Ils veulent encore courir…uftou, ca lui suffit.
Le retour demain, la longue route encore.
Uftou se rejouit d’etre chez lui.