Uftou in Berlin
mai 1st, 2005Vendredi midi
La route s’annonce longue pour uftou, steph, sam et delphine de karlsruhe a berlin. 6h disent les plus optimistes des previsions…faut esperer peu de traffic et pas de bouchons.
On s’elance, le copilote fait une bourde, la route les mene maintenant vers munich, le sud, la mauvaise direction.
Apres des cris, des rires et de l’enervement et l’achat d’une carte finalement indispensable ils se retrouvent sur le bon chemin. Ils filent maintenant grand nord a 160km/h … les berlines, allant a berlin justement les croisent comme s’ils etaient a l’arret.
Berlin finalement il est 8h. L’auberge de jeunesse est bien. On part en ville. Une grande eglise detruite de la guerre, des grandes rues, des lumieres, un sentiment fort d’anonymat, le sentiment d’etre dans une autre grande ville envahit notre hero. Il ne sait si ca doit lui plaire ou le desesperer. Kebab, petit tour et puis s’en va. Ils dorment.
Samedi
Ils se reveillent, se souviennent de la veille … du sanglier dans la foret pres de l’auberge…on l’aurait presque oublie.
Ils planifient la journee et decident qu’ils vont conquerir berlin, comme si celle ci n’avait pas deja assez subie et combattue et souffert. Tous les monuments devront y passer et nos jambes et corps aussi.
La porte de brandebourg, le mur, check point charly, le reichstag, potsdamer platz, alexander platz, on est encore en guerre ici. Le meme sentiment d’anonymat continue de preoccuper notre uftou. Il croise du monde, trop de monde, trop de touristes, trop de berlinois de l’est et de l’ouest. Il y a trop d’images, trop de sentiments, trop d’atmospheres, trop d’actions, pas assez de temps. C’est genial, c’est berlin fast food. Le metro est bien. La ville est grande. Les gens sont fous et il y en a beaucoup: des normaux, des grands, des petits, des touristes, des cyniques, des anarchistes, de la police, pas de starlette. Uftou aimerait les comprendre, absorber l’atmosphere, reperer l’ame de la ville dans cette jungle urbaine pour pouvoir l’abattre et l’eplinger sur un mur. Elle s’enfuit cette ame justement et ils sont obliges de deguster avec hate la superficialite de la metropole aux deux coeurs, aux deux ames qui maintenant ne voudraient ne faire qu’un.
Restaurant mexicain a midi, restaurant asiatique le soir, deux anciens amis d’uftou croises pour un bon moment autour d’un cafe.
Cette ville lui plait mais pas comme ca, pas si vite, il en perd le fond.
C’est un monde ou se croisent l’espoir, la paix, la guerre, le desespoir, le compte de fee, la gouttiere et … non, il y a encore d’autres choses. C’est grandiose, c’est catastrophique, c’est la realite, il voudrait s’asseoir sur un banc et laisser passer la tempete berlinoise autour de lui, regarder les eclairs et profiter du bruit stupefiant du tonnerre que cette ville produit en lui.
Ils se regardent, sont fatigues, sont uses, mis a vif par la face rugueuse de cette aventure. Besoin de lit.
Ils prennent le metro puis le bus, puis loupent l’arret. Se regardent presque sans espoir.
“C’est loin a pied?” demande la claire venue les rejoindre en cours de route.
Oui.
Enfin le lit.
Enfin la nuit.
Demain vient, des nouveaux projets s’esquissent.
Ils veulent encore courir…uftou, ca lui suffit.
Le retour demain, la longue route encore.
Uftou se rejouit d’etre chez lui.